Dimanche 13 juin 2010 7 13 /06 /Juin /2010 20:49

 

1306_Kohut_inside.jpg

 

 

(De Genève) Etudiante en Slovénie, Jana Kohut a été enlevée par un réseau de trafic humain. Six ans plus tard, elle témoigne devant les diplomates onusiens du Conseil des droits de l'homme.

« Je m'appelle Jana Kohut, je suis née en Bosnie, j'ai 30 ans. En septembre 2004, j'ai emménagé à Ljubjana, en Slovénie, pour mes études universitaires. Une de mes nouvelles connaissances, Romana, m'a proposé de partager son appartement. Rapidement, Romana, par sa gentillesse, est devenue mon amie, ma confidente.

Comme je cherchais du travail à côté de mes études, un jour, Romana m'a annoncé qu'elle avait arrangé un entretien d'embauche avec une société de comptabilité. Une femme m'attendait.

Au bout de dix minutes d'entretien, deux hommes ont surgi, m'ont entraînée dans une voiture. Je me débattais, je hurlais. Ils m'ont bandé les yeux. Arrivés à destination, ils m'ont violée et frappée ; puis ils m'ont injecté de l'héroïne et forcé à porter des accessoires pornographiques… Je n'ai plus jamais revu Romana. »

Quatre mois d'enfer

Ce jour d'octobre 2004, Jana comprit immédiatement qu'elle était tombée dans les filets d'un réseau de trafic humain. Quatre mois durant, la jeune femme n'a été plus qu'un corps enfourché jour et nuit par des hommes « de tout âge, de toute catégorie sociale : des intellectuels, des travailleurs, des chômeurs, des policiers -en uniforme, des criminels ».

« Mes geôliers m'affamaient et me droguaient pour me rendre plus docile. Si je résistais, ils me violaient et me battaient. Ils menaçaient de s'en prendre à ma petite sœur de 10 ans. Ils me forçaient à appeler ma mère pour la rassurer. Ils me faisaient sans cesse changer de lieu. Ils m'enveloppaient nue dans un drap, me bandaient les yeux et me jetaient dans la voiture. »

Un jour, on lui glisse son passeport sous la porte. Jana réussit à s'échapper.

Six ans plus tard, le 2 juin 2010, Jana est invitée à Genève pour raconter son histoire devant les délégations du Conseil des droits de l'homme, qui tient sa 14e session. Une initiative inédite du UN Global Initiative to Fight Human Trafficking qui permettait d'appuyer la présentation du rapporteur spécial sur le trafic des personnes, Joy Ngozi Ezeilo, par des témoignages directs.

Comme celui de Jana ou de Charlotte Awino, kidnappée à 14 ans dans son pensionnat en Ouganda par l'Armée de résistance du seigneur et réduite à l'état d'esclave sexuelle durant huit ans. Ou encore de la Vénézuélienne Kikka Cerpa, aussi réduite à l'esclavage sexuel, et du Népalais Kumar Ramjali, leurré par de fausses promesses et embrigadé de force dans une base militaire en Irak.

Ces témoignages sobres et terribles ont secoué les diplomates onusiens plutôt habitués aux bras de fer politiques.

Selon des estimations de l'Organisation internationale du travail (OIT), 2,4 millions de femmes, d'hommes et d'enfants sont chaque année victimes de la traite dans le monde. Des chiffres sous-estimés, d'après les organisations de défense des libertés.

Rien que pour l'Europe, Amnesty International estime à 500 000 le nombre annuel de victimes, la majorité étant des femmes et des jeunes filles forcées à se prostituer. Et le phénomène ne fait que s'amplifier.

« Former et sensibiliser »

Pourtant, c'est bien le témoignage de Jana qui a créé le plus de perplexité. Une étudiante de 25 ans en pleine Europe, qui plus est militante dans une ONG de défense de droits de l'homme.

« Je savais que ces trafics existaient, mais je ne me sentais pas du tout concernée, explique-t-elle. C'est difficile de ne pas tomber dans le piège. Il suffit d'un moment de faiblesse. Ces rabatteurs, comme Romana, prennent le temps qu'il faut pour gagner votre confiance. »

Aujourd'hui, Jana vit à Berlin où elle se consacre à l'art mais aussi à la lutte contre ce fléau :

« Pour cela, il faut investir chaque pore de la société, ne pas laisser d'espace vide. Il faut former et sensibiliser les juristes, les magistrats, les médecins, créer des réseaux.

A Berlin, quand un chien est kidnappé, tout le monde se mobilise pour le retrouver. Les gens se connectent sur Internet, il y a des brigades de quartiers qui font des recherches. Chacun se sent concerné. Il faudrait la même solidarité pour les enlèvements de personnes. »

A ce jour, Jana n'a toujours pas porté plainte.

« Je n'arrive pas à aller à la police, c'étaient mes violeurs. Pourtant je sais qu'il faudra que je fasse le pas un jour. »

Photo : Jana Kohut (Infosud).

rue89_logo.gif

 

 

20080313tdh.gif

Par Didier dit NON aux TRAFIC HUMAIN - Communauté : STOP HUMAN TRAFFICKING
Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire
Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /Jan /2010 17:13


Joli coup de filet de la police shanghaienne des chemins de fer qui a mis sous les verrous 47 individus impliqués dans un trafic d’enfants. L’opération a également permis la libération de 21 bébés.

 

Cette arrestation concrétise une enquête, qui a débuté au printemps dernier en coopération avec des policiers de cinq provinces différentes. police-chinoise--anti-terrorisme.jpg

 

L’opération fait la une des médias chinois car le trafic d’enfants est devenu un véritable fait de société dans l’Empire du milieu, fait de société et commerce prospère.

 

Les couples qui ne peuvent pas avoir d’enfants constituent une bonne cible. Un autre phénomène intervient également; la plupart des ménages chinois souhaitent une descendance mâle, notamment dans les zones rurales. La politique de l’enfant unique ne servant pas toujours leurs desseins, les familles se “rabattent” sur l’achat d’un garçon. Les filles n’échappent cependant pas à ce fléau et sont revendues comme bonnes.

 

Généralement, les enfants son volés chine_traffic_enfants_voles432-copie-1.jpg dans la province du Yunnan, au sud-ouest du pays et revendus dans les riches provinces côtières de l’est, le Jiangsu et le Shandong.

 

Les autorités ont décidé de lutter farouchement contre ce trafic humain. 2.008 enfants ont d’ailleurs été sauvés, cette année, des griffes de leurs ravisseurs et 1.717 affaires de kidnapping ont été résolues par les enquêteurs.

Le ministère de la sécurité publique a mis en place une vaste base de données ADN pour permettre aux parents de retrouver l’enfant qu’on leur a volé. Un registre est également tenu à jour par la police , sur internet, et consultable par les parents. Ces mesures ont déjà permis à quatre bébés de rejoindre leur foyer. Malheureusement, soixante autres sont toujours en attente...



SOUCE

  6a00e54ef6ee1988330115710dfa8f970b-800wi
Par Didier dit NON aux TRAFIC HUMAIN - Communauté : Enlevement d'enfant, kidnaping
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

Présentation

Profil

  • Didier dit NON aux TRAFIC HUMAIN
  • Je suis un ptit gars comme tant d'autre. Mais je trouve, que plus ça va, et moins ça va. On peut faire l'autruche, mais il faut ouvrir les yeus. "La vérité est comme le soleil. Elle fait tout voir et ne se laisse pas regarder" Dixit une internau
  • stop aux traffic humain
  • Homme
  • 06/06/1973
  • En couple

donate

Click to Verify - This site has chosen a VeriSign SSL Certificate to improve Web site security

Cause amis


Violence sur enfant

Calendrier

Janvier 2012
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          
<< < > >>

Recommander

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés